Akkar, le village méconnu du Liban

Isolé et un peu à l’écart du « progrès », le village du Akkar a, par chance, gardé toute son authenticité. L’endroit idéal à découvrir pour vivre plus près de la nature et des anciennes traditions libanaises.

Le Akkar, pour peu qu’il ait été oublié de tous, y compris des locaux, abrite un nombre incroyable de sites archéologiques, de magnifiques sites naturels, de rares forêts d’exception, d’une grande diversité de population et des vieilles traditions toujours vivantes.

De Beyrouth à Akkar, la route est un peu longue (2 à 3 heures). Mais le paysage en vaut la peine. Du rond-point de Aabdé, à l’entrée du Akkar, en longeant la côte en direction d’Aboudiyeh, une autoroute mène jusqu’à Menjez, premier point de visite obligatoire.

Menjez abrite le couvent Sayyedet et Qalao, Notre-Dame de Citadelle. Ce couvent domine le Narh el-Kebir, le fleuve qui sépare le Liban de la Syrie. Il offre un panorama exceptionnel sur la vallée verte qui sert de frontière naturelle entre les deux pays. Son principal atout ? Une magnifique église en pierre noire basaltique restaurée et un magnifique couvent construit par les Jésuites au début du XXème siècle. Les deux édifices sont construits sur les ruines d’une autre ancienne église.

De précieux monuments ornent également le long chemin qui mène du village de Menjez au couvent : des restes de tombes mégalithiques préhistoriques, circulaires, rectangulaires ou carrées qui datent d’environ 2000 ans avant J.C.

Un autre vestige archéologique à visiter dans le Akkar, le temple de la Déesse Némésis qui se trouve à Kobayat, sur la route de Beit Jaalouk, Maqam er-Rab. Ce temple, fait de pierre noire basaltique du Liban, date de l’ère romaine. On raconte que les autorités romaines, en difficultés à l’époque, ont toléré le culte de la déesse grecque par la population locale. A noter que la Déesse Némésis, dans la mythologie grecque, est celle de la fortune et de la vengeance.

Non loin de là, se trouve le couvent des Pères Carmes, datant de la moitié du XIXème siècle. Construit par des Pères italiens, ce couvent abrite une église très colorée dédiée à Saint Doumit. A l’intérieur de ce couvent se trouve le musée des papillons et des oiseaux. Unique en son genre au Liban, ce musée occupe une ancienne école et regroupe la plus importante collection de papillons du pays. On y observe notamment une panoplie d’oiseaux empaillés et quelques animaux sauvages de la région. Une collection rassemblée par le Père François Tomb et développée par le Père Ayoub Yaacoub.

En poursuivant sur une belle vallée verte, le chemin mène jusqu’au Mar Challita, un ancien temple dédié à Pan, un dieu grec mi-humain mi-animal. Le temple, d’abord grec, devient chrétien et maronite avant d’être complètement délaissé et finir en un ancien site en ruine.

Pour les amoureux de la nature, une superbe forêt de sapins de Cilicie, de cèdres et de genévriers se trouve à environ 40 minutes de Kobayat. La végétation y offre un paysage exceptionnel fait d’une mixture de pins, genévriers, sapins et cèdres. En hauteur, se trouve Chir es-Sanam, un rocher qui, du haut de ses 1600 m d’altitude, s’agrémente d’une stèle babylonienne du temps de Nabuchodonosor (550 avant J.C). Le rocher bordé de vieux et beaux sapins et la montagne couverte de cèdres, offrent un paysage époustouflant.

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